Les volets de la fenêtre s'ouvrirent, laissant entrer la lumière du petit matin dans ma chambre. J'ouvris les yeux, et me tourna vers mon cadran. Il indiquait sept heures quarante-cinq. Marguarèthe, la bonne, vint déposer mon peignoir au bout de mon lit. Voyant que je ne dormais plus, elle s'approcha de moi.
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Drew, ton père m'a demandé de te dire qu'il doit partir pour Londres durant une semaine. Puisque tu as une semaine de congé, il aimerait profiter de tes vacances scolaires pour t'emmener avec lui. Évidemment, il aura une ou deux réunions avec d'autres personnes, mais je crois qu'il a le reste de la semaine de libre. Cela vous plairait-il, mademoiselle ? me demanda-t-elle.
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Ohh... Eh bien, j'avais prévue de passer un peu de temps avec des copines du lycée... répondis-je hésitante.
Mais j'accepte. -
Très bien, vous n'aurez qu'à m'indiquer ce dont vous aurez besoin pour vos bagages, je m'en occuperai tout à l'heure. -
Oh non, ce n'est pas la peine. Je suis capable de m'en charger. -
Mais enfin, il est de mon devoir de vous servire, vous, vôtre mère et bien sûr, monsieur le président.-
Marguarèthe, j'insiste, dis-je d'un ton catégorique.
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Très bien, abandonna-t-elle. Elle se dirigea vers la porte et avant qu'elle ne mette pieds dehors, elle se tourna une dernière fois vers moi.
Oh, le petit déjeûner est prêt, mademoiselle. Elle me fit un petit sourire et sortit de la pièce. Après avoir refermé la porte, je sortis de mes couvertes, et enfila ma robe de chambre. Je m'avançai jusqu'à mon grand mirroir, pris ma brosse et démêla ma chevelure. Après satisfaction, je quitta ma chambre, m'éloigna dans les longs couloirs de la maison et descendis les escaliers menant directement à la salle à manger. À table, se trouvait mon père, lisant le journal, et ma mère, remplissant je ne sais quels documents. Comme toujours, ils sont complètement à l'opposé. Lui à un bout de la table, ma mère à l'autre. À mon arrivée dans la pièce, je me dirigea vers mon père et déposa un baiser sur sa joue.
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Bon matin, papa.-
Bon matin, Andrea. Alors, tu as bien dormis ?-
Oui, comme un bébé. Le nouveau matelas est super confo.-
Bien. Je suis content qu'il te plaise. Tu as acceptée de m'accompagner pour mon voyage à Londres ? -
Oui, je n'ai pas souvent l'occasion de passer du temps avec toi, je voulais en profiter, répondis-je en lui souriant.
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Je suis très content. L'avion décollera vers quinze heures. Si tu t'absente de la maison, j'aimerais que tu sois de retour au plus tard à quatorze heures et quart. -
Compte sur moi, je serai à l'heure.Je me servis un verrre de jus d'orange et Marguerite m'apporta des oeufs, du bacon et de la saucisse dans mon assiète. Je piqua ma fourchette dedans et en pris une bouchée. Je dévora mon petit déjeûner et monta dans ma chambre préparer mes vêtements pour le voyage. Ça me prit beaucoup de temps à choisir quoi amener, quoi laisser ici. J'avais tellement de fringues que le choix était difficile. Je demanda conseil à Marguarèthe, pour avoir son avis. Il était neuf heures et quart lorsque je boucla les valises. Je me dirigea vers ma salle de bain privé, et fit couler l'eau dans la baignoire, en y ajoutant du bubble bath. Je me déshabilla, rejoignis mes cheveux en un chignon et me glissai dans la mousse. Rendu à une certaine hauteur, j'arrêta l'eau de couler et me savonna partout. Les bras, les jambes, mon corps, sans oublier le derrière des oreilles. Je restai quelques minutes à relaxer dans mon bain quand la sonnerie de mon cellulaire retentit. Comme je le traîne toujours avec moi, il se trouvait sur le rebord du bain, je pus donc répondre instantannément. C'était William.
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Drew, ma belle. J'ai appris que tu partais pour Londres ?-
Oui, en effet. -
Je me demandais si l'on pouvait se voir avant ton départ. Tu es disponible, là ? -
Là, maintenant, tout de suite, dans la minute présente ? rigolai-je.
Je suis dans mon bain, mais je serai prête dans quinze minutes. -
D'accord, j'arrive. -
Je t'attends. -
Biz... -Je raccrochai, sans lui laisser le temps de terminer sa phrase. Je la connaissais par coeur. Combien de fois je lui ai raccroché au nez, combien de fois je n'ai pas répondu lorsqu'il me disait qu'il m'aimait. Je sortis du bain, m'enroula dans une chaude serviette et fit couler l'eau, afin de vider la baignoire. Après m'être brossé les dents et applatis mes cheveux, j'alla dans mon garde-robe plus qu'immense. J'allai dans la section jeans et dus choisir quel pantalon mettre. J'ai plusieurs paires, des skinnys, des évasés, des jambes droites, bref j'ai pas mal tous les style de jeans existant sur terre. J'en choisis un simple, beau et confortable. C'était mon
jeans préféré. Je pris ensuite mon t-shirt blanc d'
Abercrombie & Fitch que ma mère m'a ramené de Boston et une petite veste rouge pour me protéger du vent un peu frisquet dehors. Au rez-de-chaussé, je saisis mes
converse blanche à poids et avec des coccinelles et mon sac à main. J'y fourra mon cellulaire, mon lip gloss et ma carte de crédit. Je préviens Marguarèthe que je m'absente et que je reviendrai pour le décollage. Je mis pieds dehors, et au bout de la rue j'apperçue William. Il me souriait et me faisait de grands signes de la main. Je m'approcha de lui et il me serra contre son torse. J'humais son doux parfum et il passa une main dans ma chevelure. Il déposa un baiser léger sur mon front et passa son bras autour de ma taille, et nous nous dirigions vers le petit café du coin.
Après avoir commander un café glacée, comme je les aime tant, je me tournai vers lui. Il avait ses coudes posés sur la table et il avait acôté son menton sur ses mains. Il me souriait faiblement et regardait partout autour de lui. Quelque chose le tracassait, et je suis presque certaine que ça a un lien avec mon départ pour Londres.
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Quelque chose ne va pas ? m'inquiétais-je.
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Ohh... non, non. Sa réponse était vague. Il était pensif - voir même un peu trop - et ce n'était pas dans ses habitudes. Ça m'inquiétait.
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Will, je pars une semaine. Seulement une semaine. Tu n'as aucune raison de t'en faire. J'ai déjà voyagé plus longtemps, tu le sais. Pourquoi t'es comme ça... Nos regards se croisèrent. Il y avait un brain de tristesse dans son regard. Il déplia ses membres et les étendit sur la table. Un profond soupir s'échappa de ses fines lèvres et il baissa la tête et marmona.
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C'est rien, mon coeur... -
Non, ce n'est pas rien. Je lui redressai le visage à l'aide de ma main et le regarda droit dans les yeux.
Dit-moi ce qu'il y a... Je t'en prie... -
J'ai juste... J'ai juste peur que tu m'oublies... ou que tu rencontre quelqu'un d'autre... -
Quoi ? Mais enfin, William, ça n'a aucun sens... Pourquoi je ferais ça ?-
Je sais, c'est ridicule de croire ça... Mais j'ai l'impression que c'est plus comme avant, entre nous. Il me regardait avec une telle sincèrité que j'en fus pratiquement boulversée.
Je voulus lui répondre, mais notre commande arriva. Le reste de notre rencontre se passa dans la même tension. Tous les deux n'osions pas parler. Notre relation avait effectivement changé, et je le savais. Pourtant, je ne voulais pas le quitter. Depuis toute petite que je le connais, ça me ferait trop étrange de me voir vivre sans lui. Il m'a vu grandir, évoluer et mûrir. Et moi réciproquement je l'ai vu grandir, évoluer et mûrir. Il est rester le même que j'ai connu il y a sept ans. Gentil, mignon, respectueux et compréhensif. Il respectait chaque choix que je faisais, il m'a conseillé dans plusieurs domaines. Lorsque quelque chose ne marchait pas, c'est lui que j'allais voir en premier. Maintenant, j'avais l'impression de m'éloigner de lui, sans m'en redre compte. Je déposa le pourboire sur la table et pris mon sac à main. On sorti du café et se promena un peu sur l'avenue. Nous nous tenions la main et nous étions devant une petite boulangerie lorsque je jettai un regard à ma montre qui indiquait quatorze heures.
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Will... Je dois rentrer maintenant... dis-je en me retournant vers ce dernier.
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D'accord... Je te raccompagne. -
Tu sais, je suis capable de retrouver mon chemin toute seule.-
Oui, je sais. Mais je ne voudrais pas qu'il t'arrive de quoi. Si jamais quelque chose devait se produire, ce serait moi le coupable, car je t'aurai laissé rentrer chez toit, sans surveillance. Et tu sais ô combien il y a de tordus sur cette planète qui n'ont rien d'autre à faire que de kidnapper des jeunes filles, et comme tu t'en doutes, ils ne font pas ça pour le plaisir... La plus part du temps ils veulent soit sous-tirer de l'argent à ton père ou bien agresser sexuellement leurs victimes et... --
Will, j'étais amusée de le voir paniquer ainsi pour un rien,
il ne m'arrivera rien, fais-moi confiance !-
Oui... Oui, pardon. Je me laisse souvent emporter lorsqu'il sagit de ta santé... C'est simplement que je t'aime beaucoup et que je ne voudrai pas qu'il arrive malheur à ma Drew... Je lui souria et nous nous dirigions vers mon chez moi. Rendu devant la porte d'entrée, William me retint le bras, avant que je n'ouvre la grande porte blanche.
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Tu vas me téléphoner ?-
Oui, bien sûr.-
Tous les jours ?-
J'essaierai, répondis-je peu convainquante.
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D'accord... Je veillerai toutes les nuits, attendant chacun de tes appels, me dit-il avec son magnifique sourire.
Il se pencha la tête, et moi je me levai sur la pointe des pieds, afin de s'échanger un baiser d'au revoir. Nous restâmes plusieurs secondes ainsi, puis je décida de mettre fin à ces adieux. Il s'engagea dans les rues pour retournez chez lui, et moi je poussai la lourde porte pour terminer me bagages de dernières minutes avant le grand départ. À quinze heures moins le quart, mes parents et moi nous partions de la maison pour rejoindre l'aéroport. Entourés d'hommes du corps, nous traversions la grande cours qui nous séparait du Air Force One. Une fois valises placées dans le compartiments à bagages et ceintures bouclées, nous décollons pour Londres. Ahh... Une semaine de vacance à Londres avec mes parents. Ça n'arrive pas tous les jours, ça c'est certain. Mon père est tellement débordé de travail, et ma mère aussi... C'est plutôt rare que nous nous retrouvons tous les trois ensembles, tel une famille réunit.
National Gallery, Buckingham Palace, Oxford Street, Green Park, le Ritz... Tant de choses à découvrire. Je sens que ce voyage sera le plus intéressant de ma vie.
Londres, j'arrive...